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samedi 6 décembre 2014

« LORSQUE LES HOMOSEXUEL(LES) DEVIENNENT VENDEURS »

Voici une « UNE » de journal qui pourrait attirer la curiosité de plus d’un lecteur, mais quel n’est pas notre déception une fois commencé la lecture ! Il est de plus en plus récurrent de rencontrer de tels Une de journaux au Cameroun, des journaux sans scrupules qui ont juste pour but de faire des recettes, et quoi de plus que les « homosexuel(les).

Dans une de ses parutions  du mercredi 26 novembre 2014 à Douala, le quotidien « Le Soir » n’a pas raté le coche en titrant à sa Une : « Cameroun et homosexualité ».
 

Encore un de ses titres vendeurs auxquels, les « homosexuel(les) du Cameroun sont habitués mais qui,  ne laisse pour autant pas la population en manque d’évènements  indifférents.
Là n’est pas le problème. En parcourant l’article, on s’imagine tomber sur du « lourd ». Sur de véritables révélations et de faits vérifiables.

Quel ne fut pas notre consternation ! Est-ce là un article produit par un journaliste ?ou alors s’agit-il d’amateurs à vide de scoop ? Nous sommes en droit de nous poser la question. Et dire qu’il s’agit là d’un journal d’enquêtes et d’informations ! Grande est notre surprise de constater comment ils traitent une information de surcroit mis à la Une.

Trois sous-titres accompagnent cette Une de journal, ce qui devrait nous conduire inéluctablement à plusieurs parties une fois arrivé à l’intérieur de l’article. Au contraire Séverin Bouèbè  nous sert deux intertitres dont on se passera volontiers à savoir « la pédophilie » et le « Saint-Esprit ». Dans son récit il tient pour fait, cette assertion : «  il y a quelques mois, peu avant la campagne présidentielle, l’on a surpris un « Bao » et un musicien-chanteur camerounais nu dans une chambre d’hôtel » Pour un journal d’enquêtes nous restons sur notre fin car rien de nouveau ! De quel hôtel s’agit-il ?de quelle star et personnalité est-il question ?

Pour rappel ; si nous prenons pour exemple « le canard enchainé » qui est un hebdomadaire français et qui parait tous les mercredis, il va s’en dire que c’est bel et bien un journal d’enquêtes et d’informations car les révélations qui y sont faites ne manquent jamais de secouer la société française tant les détails et les faits ne souffrent d’aucunes contestations.

En matière de journalisme, il existe un seul credo celui « des faits ». En effet pour celui qui n’a pas la qualité de juger un article, un fait est un évènement vérifiable, susceptible d’être prouvé. Et chaque journaliste dans le cadre de sa fonction se doit, pour une simple question d’éthique de garantir à ses lecteurs la fiabilité des informations qu’il diffuse.

Or qu’en est –il ? Il se trouve que tout au long de cet article de presse rédigé sur une seule page, il est question d’histoire à dormir debout, de mythes. De constructions fallacieuses qui ne reposent sur aucun fait susceptible d’être vérifié.
Les noms de différents protagonistes cités dans cet article de presse semblent être tirés de romans à l’eau de rose. Rien de tel pour susciter à l’égard de la communauté homosexuel(le) une véritable haine ; Une chasse aux sorcières, dans un pays où il est très facile de détourner l’attention des citoyens camerounais.

De tels articles, loin d’être de simples faits divers susceptibles d’alimenter le fond de caisse de journaux en manque de scoop, sont de véritables bombes atomiques pour la communauté LGBTI, et doivent être saisis par le CNC (conseil national de la communication). De tels articles, ou propos tenus sont un véritable outil de propagande à la haine. Et pour un quotidien qui coute 400 FCFA, le lecteur est loin d’être servi……..quel dommages !!!
Marc N.

jeudi 23 octobre 2014

Plaidoyer, Coalition, Réseautage

Plaidoyer, Coalition, Réseautage, est l'intitulé d'une communication délivrée dernièrement par un expert de l'ONUSIDA à Douala. Je participais à l'atelier en tant que responsable de l' Association pour la défense des Homosexuels ADEFHO. Jusqu'ici rien de nouveau, me direz vous, mais la simple évocation de ces concepts dans le cadre qui est le notre est à mon avis l'avenir de notre combat. Je me souviens encore en Septembre 2009, alors que nous collections les données pour un rapport des violations des Droits Humains des personnes Lesbiennes, Gais, Bisexuelles et Trans (LGBT) au Cameroun, nous étions alors à la cour Suprême et dès que j'ouvris la bouche pour me présenter, la dame que nous rencontrions alors nous a purement et simplement mis hors de son bureau! Je me sui senti mal comme jamais ce jour, j'étais même découragé.

Si aujourd'hui, l'on ne peut prétendre que les droit des personnes LGBT sot plus acceptés au Cameroun, force est de constater que grâce au plaidoyer, à l'exposition des cas et des souffrances parfois innommables des victimes, nous sommes parvenus au moins à un fait: il est désormais établi tant sur le plan national qu'international, que le Cameroun est l'un des pays ou il ne fait pas bon vivre lorsque l'on est homosexuel réel ou supposé. Cette prise de conscience je dirai globale de la situation des homosexuels n'aurait certainement pas été aussi massive si d'autres acteurs tels que les journalistes, des associatifs "progressistes" et autres défenseurs des Droits Humains n'avaient pas relayé notre message et notre combat, bref si nous n'avions pas été impliqués même de façon informelle dans des coalitions et autres réseaux. L'atelier que j'évoquais juste au début réunissait dans les locaux de la Communauté Urbaine de Douala (CUD) des représentants d'un groupe de travail sur l'accès aux soins des populations clés dans la ville de Douala et implique e plus des différentes structures associatives, la CUD, l'ONUSIDA et le PNUD. Quelles avancées! Même si l'essentiel du combat reste à mener, il est indéniable que l'une des plus grande victoire acquise ces dernières années est d'avoir pu ou su décloisonner notre combat, ce qui a permis non seulement sa plus grande visibilité mais également une forme de lisibilité parce que ce combat s'inscrit désormais dans un cadre plus grand, celui de la lutte contre les discriminations liées tant au genre qu'à l'orientation sexuelle et celui pour l'accès universel aux soins de santé sexuelle liés au VIH.

Le plaidoyer, la coalition et le réseautage constituent l'avenir de notre mouvement et ce n'est que par ces canaux à mon humble avis que nous gagnerons!

mardi 23 septembre 2014

COFENHO: Collectif de familles d'enfants homosexuels

COFENHO (Collectif des Familles d'Enfants Homosexuelles) légalisée le 4 juillet 2006 à la préfecture du Wouri à Douala - La présidente est Me Alice NKOM

COFENHO à pour objet social : 
- De former et d'informer les familles d'enfants homosexuels, d'échanger les expériences, de soutenir tant les enfants que les familles et toutes les associations engagées dans le combat pour le respect des droits des minorités LGBT dans l'optique du message radiotélévisé du président de la republique le 10 Février 2006 : "Le respect de l'Homme dans ses droits les plus fondamentaux et les plus sacrés...Des limites qu'impose le respect de la vie privée".
-  Combattre l'homophobie, toutes les discriminations, y compris en raison de l'orientation sexuelle, l'exclusion et la violence.
-  Promouvoir la culture de la diversité, de l'insertion sociale, de la paix sociale, et de l'épanouissement de chacun et de tous.

COFENHO développe comme activités des causeries éducatives et  des campagnes de sensibilisation des autres familles de personnes LGBTI en prenant les familles membres du collectif comme exemple à fin qu'elles puissent accepter l'orientation sexuelle de leurs enfants LGBTI, car le rejet familial étant la première cause de discriminations et violences.

lundi 22 septembre 2014

ADEFHO : Association pour la défense des droits des Homosexuels

L'Association pour la défense des droits des Homosexuels ADEFHO crée en 2003 a pour objet social la protection et la défense des Droits de l'Homme et notamment ceux des personnes poursuivies sur la base de leur orientation (homo)sexuelle. 

L'article 347 bis du code pénal du Cameroun stipule: "Est punie d'un emprisonnement de six mois a cinq ans et d'une amende de 20 000 a 200 000 FCFA, toute personne qui a des relations sexuelles avec quelqu'un de son sexe".  

La présidente est Me Alice Nkom - Avocat au Barreau du Cameroun. 
Nos missions portent entre autres sur:
- Le Droit et la promotion de la différence 
- L'égalité sexuelle
- La protection de la vie privée
- La lutte contre l'homophobie et la discrimination à travers une vaste campagne de plaidoyer
- La recherche de fonds pour financer nos activités/le lobbying
- Le plaidoyer
- La promotion de l'universalité des droits de l'Homme
- LA DEPENALISATION de l'Homosexualité par voie judiciaire a travers un arrêt de la cour suprême du Cameroun sur la légalité de l'article 347bis.

Le socle de l'association repose sur l'assistance juridique, judiciaire. matérielle et médicale des personnes arrêtées, détenues ou condamnées pour homosexualité au Cameroun. Depuis 2005, plus de 100 personnes principalement des hommes ont été assistées a Yaoundé, Douala, Buea, Kumba limbe, Ambam, Ebolowa